La réponse courte, pour un dirigeant qui n’a pas le temps de lire la suite : le et travaillent sur le procédé, la dit où travailler, la fait tenir les machines, et l’, et le logiciel ont été pensés pour des équipes qui écrivent du logiciel ou conduisent des projets. Une qui fabrique commence par le Lean, sur son , sort Six Sigma quand un défaut résiste, et peut emprunter à l’Agile quelques rituels courts pour ses équipes. Elle n’a pas besoin d’un Scrum Master dans l’atelier.
La suite explique pourquoi, approche par approche : d’où elle vient, quel problème elle résout, ce qu’elle mesure et pour qui elle a été pensée. Les faits viennent des textes fondateurs, cités en bas de page. Ce qui relève de mon avis est écrit à la première personne.
Le Lean : faire avancer le produit, pas les gens
D’où il vient. Du , formalisé par Taiichi Ohno, qui l’a décrit lui-même dans Toyota Production System (édition japonaise en 1978, anglaise en 1988). Le mot « lean » s’est répandu plus tard, avec The Machine That Changed the World de Womack, Jones et Roos en 1990, qui comparait les usines automobiles du monde entier. En 1996, dans Thinking, Womack et Jones en ont tiré cinq principes : la valeur vue par le client, la , le flux, la , la recherche de la perfection.
Le problème qu’il résout. Le délai. Ohno décrivait son travail comme le fait de regarder le temps qui sépare la commande du client de l’encaissement, puis de le raccourcir en retirant tout ce qui n’apporte pas de valeur : le stock, les attentes, les transports, les , les gestes inutiles.
Ce qu’il mesure. Le , l’, la part du temps qui transforme réellement le produit, le rendement des machines qui limitent le flux. Le produit et la machine, jamais la personne.
Pour qui. Tout flux répétitif, de l’atelier au bureau qui traite des dossiers, quelle que soit la taille de l’entreprise.
Pourquoi je le mets en premier
Le est, à mes yeux, la plus humaine de ces approches. Il crée de la valeur en misant sur l’intelligence du groupe : ceux qui font le travail savent où il coince, et une démarche qui ne leur demande rien n’obtient rien. Et il tient en une phrase, qui évite le contresens le plus répandu : le Lean, c’est vouloir que le produit avance plus vite, pas les gens. Le jour où une démarche Lean presse les opérateurs au lieu de fluidifier le flux, elle a changé de nature.
Le guide du Lean manufacturing le suit sur un atelier, du diagnostic au gain mesuré, et la page philosophie Lean en donne les piliers.
Six Sigma : réduire la variation
D’où il vient. De Motorola, dans les années 1980, comme le racontent Mikel Harry et Richard Schroeder, qui ont contribué à le diffuser. , la lettre grecque, désigne l’écart-type, c’est-à-dire la d’un procédé.
Le problème qu’il résout. Les défauts qui viennent de la dispersion : une cote qui sort de de temps en temps, sans que personne sache dire pourquoi. Il n’y a là ni visible ni , il y a de la variation, et elle ne se traite pas à l’intuition.
Ce qu’il mesure. La du procédé (, Cpk) et le nombre de défauts par million d’occasions. Un procédé « six sigma » vise 3,4 défauts par million, en tenant compte du décalage de 1,5 écart-type admis sur le long terme. La démarche suit cinq étapes, : définir, mesurer, analyser, améliorer, contrôler. Et avant de mesurer le procédé, on vérifie le moyen de mesure.
Pour qui. Les procédés répétitifs et mesurables où la non-qualité coûte cher. Une grande partie des surcoûts d’une usine vient de la non-qualité : c’est là que rapporte.
Le et Six Sigma ne répondent pas à la même question, et c’est pour cela qu’ils vont ensemble. Michael George a popularisé leur réunion sous le nom de en 2002. L’, c’est Lean plus Six Sigma : l’un retire les temps morts, l’autre les défauts, et les deux agissent sur le procédé. Pour le calcul, voir le guide de la capabilité et l’offre mesure et capabilité.
La TPM : des machines qui tiennent
D’où elle vient. Du Japon. Seiichi Nakajima l’a fait connaître hors du Japon avec Introduction to (1988). TPM signifie Total Productive Maintenance, maintenance productive totale.
Le problème qu’elle résout. Les pannes, les microarrêts, les ralentissements et les défauts dus à la machine. Son idée centrale : l’opérateur est le mieux placé pour voir dériver sa machine, parce qu’il est devant toute la journée. La lui confie le nettoyage, le graissage et les contrôles simples ; la maintenance traite le lourd.
Ce qu’elle mesure. Le taux de rendement synthétique, le (en anglais ), et les qui le font baisser. Nakajima est celui qui a posé cet indicateur.
Pour qui. Les ateliers où c’est la machine qui donne la cadence. Le guide du TRS détaille le calcul, et le calculateur de TRS le fait en ligne.
La théorie des contraintes : tout se joue au goulot
D’où elle vient. D’un roman. Dans The Goal (1984), Eliyahu Goldratt et Jeff Cox racontent un directeur d’usine qui doit redresser son site. Goldratt a ensuite formalisé la méthode, notamment dans un livre de 1990 qui en pose les cinq étapes.
Le problème qu’elle résout. L’effort dispersé. Une usine sort ce que sort son poste le plus lent, la contrainte, ou . Une heure perdue au goulot est perdue pour toute l’usine ; une heure gagnée ailleurs ne change rien à ce qui sort. Les cinq étapes : identifier la contrainte, l’exploiter au mieux, subordonner tout le reste à son rythme, l’élever, puis recommencer, parce que la contrainte change de place.
Ce qu’elle mesure. Trois grandeurs, posées dans The Goal : le débit (l’argent que l’usine génère par ses ventes), les stocks, et les dépenses de fonctionnement. Pour piloter la production, Goldratt a proposé le « » (The Race, 1986) : le goulot donne le rythme, un tampon le protège, et la corde empêche l’amont de lancer plus que ce qu’il peut absorber.
Pour qui. Les flux à plusieurs étapes avec un poste nettement plus chargé que les autres, c’est-à-dire la plupart des ateliers.
L’Agile : un manifeste écrit pour le logiciel
D’où il vient. Du Manifeste pour le développement de logiciels, écrit par dix-sept personnes réunies à Snowbird, dans l’Utah, du 11 au 13 février 2001. Y étaient représentées des méthodes de développement déjà existantes, dont Extreme Programming et . L’Agile n’est donc pas une méthode : c’est un socle de valeurs, que plusieurs méthodes partagent.
Le problème qu’il résout. Les projets logiciels conduits comme des chantiers figés : un complet au départ, une livraison des mois plus tard, et un résultat qui ne correspond plus au besoin. Le manifeste préfère quatre choses à quatre autres : les personnes et leurs échanges plutôt que les processus et les outils, un logiciel qui fonctionne plutôt qu’une documentation exhaustive, la collaboration avec le client plutôt que la négociation du contrat, l’adaptation au changement plutôt que le suivi d’un plan.
Ce qu’il mesure. Un logiciel qui fonctionne : c’est, selon l’un de ses douze principes, la principale mesure d’avancement.
Pour qui. Les équipes qui développent du logiciel, et plus largement les projets dont le besoin est incertain ou change en route.
Scrum : un cadre de travail en sprints
D’où il vient. Ken Schwaber et Jeff Sutherland l’ont présenté ensemble en 1995, à la conférence OOPSLA, puis décrit dans le Guide, dont la première version date de 2010 et la dernière de novembre 2020. Le mot vient du rugby, la mêlée. Il avait servi en 1986 à Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka pour décrire, dans la Harvard Business Review, la façon dont des industriels, japonais pour la plupart, développaient leurs produits nouveaux.
Le problème qu’il résout. Comment une petite équipe livre un produit complexe sans plan figé. Le travail avance par d’un mois au plus. Chaque sprint commence par une planification, se suit par une mêlée quotidienne de quinze minutes, et se termine par une revue de ce qui a été produit et une rétrospective sur la façon de travailler. Trois responsabilités : le propriétaire du produit, le Scrum Master, les développeurs. Le guide de 2020 le dit lui-même : Scrum repose sur l’empirisme et sur la pensée .
Ce qu’il mesure. À la fin de chaque sprint, un incrément de produit réellement terminé, selon une définition de « terminé » connue de tous.
Pour qui. Une équipe produit, de dix personnes en général au plus selon le guide, devant un besoin qui évolue. Dans une usine, Scrum sert pour un projet : industrialiser un produit nouveau, développer un outil interne. Pas pour piloter une ligne qui tourne au rythme des commandes.
Kanban : un mot, deux outils
Le de Toyota. Kanban veut dire « étiquette ». Chez Toyota, c’est le signal physique qui autorise un poste à produire ou à réapprovisionner : tant que l’aval n’a pas consommé et renvoyé l’étiquette, l’amont ne fabrique pas. Ohno raconte en avoir trouvé l’idée dans les supermarchés américains, où le rayon n’est réassorti qu’une fois vidé. Le nombre d’étiquettes plafonne l’ : c’est l’outil de la .
La méthode Kanban du logiciel. David J. Anderson l’a décrite en 2010 pour le travail intellectuel : rendre le travail visible sur un tableau, limiter le travail en cours à chaque étape, gérer le flux, et partir de l’organisation existante au lieu de tout réorganiser d’un coup. Elle mesure le de chaque demande, le débit et l’en-cours. La , démontrée par John Little en 1961, relie les trois : à débit égal, plus il y a d’en-cours, plus le délai s’allonge.
Ce qu’ils ont en commun. La même racine : on n’accepte pas plus de travail qu’on ne peut en finir. Le Kanban logiciel est un cousin du kanban d’atelier, pas son équivalent.
Le tableau comparatif
| Approche | Origine | But | Unité de travail | Ce qu’on mesure |
|---|---|---|---|---|
| Toyota, Taiichi Ohno ; mot popularisé en 1990 | Raccourcir le délai en retirant ce qui n’ajoute pas de valeur | Le produit qui traverse la | , , temps qui transforme le produit | |
| Motorola, années 1980 | Réduire la variation et les défauts | Le projet sur une caractéristique | , , défauts par million d’occasions | |
| Japon, Seiichi Nakajima | Zéro panne, zéro défaut dû à la machine | L’équipement | et | |
| Eliyahu Goldratt, The Goal, 1984 | Augmenter ce que sort tout le système | Le | Débit, stocks, dépenses de fonctionnement | |
| Manifeste, logiciel, 2001 | Livrer souvent un logiciel utile et s’adapter au changement | L’incrément de logiciel | Un logiciel qui fonctionne | |
| Ken Schwaber et Jeff Sutherland, 1995 | Livrer un incrément terminé à chaque | Le sprint, un mois au plus | L’incrément conforme à la définition de « terminé » | |
| de Toyota | Toyota, Taiichi Ohno | Ne produire que ce que l’aval consomme | Le contenant et son étiquette | Le nombre d’étiquettes, qui plafonne l’en-cours |
| Kanban logiciel | David J. Anderson, 2010 | Fluidifier le travail intellectuel sans tout réorganiser | La demande, ou ticket | Délai, débit, travail en cours |
| Approche | Rôle des équipes | Où ça marche | Où ça échoue |
|---|---|---|---|
| Lean | Ceux qui font le travail trouvent les solutions ; le manager va voir sur le terrain | Tout flux répétitif, à l’atelier comme au bureau | Réduit à des outils posés sans diagnostic, ou utilisé pour presser les gens |
| Six Sigma | Des chefs de projet formés conduisent l’analyse avec les équipes | Défauts récurrents dont la cause est inconnue | Lancé sur une cause déjà connue, ou sur des mesures dont l’instrument n’a pas été vérifié |
| TPM | L’opérateur entretient sa machine, la maintenance traite le lourd | Ateliers où la machine donne la cadence | Quand les anomalies notées par les opérateurs ne sont jamais traitées |
| Théorie des contraintes | Toute l’usine se règle sur le rythme du goulot | Flux à plusieurs étapes avec un poste nettement limitant | Quand chaque poste est optimisé pour lui-même, ou que le goulot change de place sans qu’on le voie |
| Agile | Équipe autonome, en contact direct avec le client | Logiciel, besoin incertain ou changeant | Copié tel quel sur une ligne dont le besoin est connu et le rythme fixé par les commandes |
| Scrum | Propriétaire du produit, Scrum Master, développeurs | Développement d’un produit complexe par une petite équipe | Quand les réunions restent et que l’incrément terminé disparaît |
| Kanban de Toyota | L’aval tire, l’amont ne produit que sur signal | Pièces répétitives, demande assez régulière | Demande très irrégulière, trop longs, étiquettes contournées |
| Kanban logiciel | L’équipe fixe elle-même ses limites et ses règles | Flux continu de demandes : support, maintenance, méthodes | Un tableau sans limite d’en-cours : une simple liste de tâches |
Les colonnes « où ça marche » et « où ça échoue » sont mon avis de praticien, pas une citation des textes fondateurs.
Les confusions qui coûtent cher
Le de Toyota n’est pas le Kanban logiciel. Coller des tâches sur un tableau à colonnes dans l’atelier n’est pas un kanban : rien n’y empêche l’amont de produire. Un kanban d’atelier, c’est une étiquette qui circule avec le contenant et qui, absente, interdit de fabriquer. À l’inverse, une équipe de méthodes ou de maintenance peut très bien tenir un tableau Kanban à la façon d’Anderson, à condition de limiter son .
Le n’est pas le . Eric Ries a publié The Lean Startup en 2011 pour créer un produit ou une entreprise dans l’incertitude : construire une version minimale, mesurer la réaction des clients, apprendre, recommencer. Il revendique l’inspiration de Toyota, mais il répond à une autre question, « faut-il fabriquer ce produit ? », et non « comment le fabriquer sans délai ni défaut ? ». Il ne dit rien du de votre atelier.
L’ n’est pas né en usine. Le Manifeste est un texte de développeurs de logiciel. Le lien avec l’industrie passe par le développement de produits nouveaux, l’article de Takeuchi et Nonaka dont tire son nom, et par l’héritage Lean revendiqué dans le Scrum Guide. Il a bien existé un « agile manufacturing », défini en 1991 dans un rapport de l’université Lehigh sur la stratégie industrielle, mais c’est une autre notion, sans lien avec le Manifeste. Transposer les sur une ligne de production revient à découper en tranches d’un mois un travail dont le rythme est déjà fixé par les commandes.
Le Lean n’est pas un plan de réduction d’effectifs. Si une démarche Lean sert une seule fois à supprimer des postes, plus personne n’y contribuera ensuite. Le temps libéré se réinvestit en capacité, en qualité ou en conditions de travail.
Laquelle pour une PME qui fabrique ?
Le d’abord, sur le , avec dès qu’un défaut résiste. C’est ma réponse, et elle tient à la nature des problèmes que je vois le plus souvent dans une entreprise qui fabrique : des délais trop longs, de l’ partout, des heures perdues sur une machine, des défauts que l’on trie au lieu de les supprimer. Ce sont des problèmes de procédé, et le Lean et Six Sigma sont les deux approches qui travaillent sur le procédé.
L’, et le logiciel ne sont pas faits pour la ligne. Ils restent utiles autour : pour un projet d’, pour le développement d’un outil interne, pour une équipe de méthodes qui croule sous les demandes.
Comment elles se combinent
- La dit où travailler. On cherche le , et on y concentre l’effort. Améliorer un poste qui n’est pas le goulot ne fait rien sortir de plus.
- Le retire les pertes autour du goulot. raccourcis, poste rangé, par pour que l’amont ne produise pas plus que le goulot n’absorbe. C’est l’étape « subordonner » de Goldratt, faite avec les outils de Toyota.
- La fait tenir la machine goulot. On mesure son , on attaque ses , et l’opérateur devient le premier à voir les dérives.
- traite le défaut qui résiste. Quand la cause n’est pas connue, on vérifie le moyen de mesure, on calcule la , on déroule le .
- Les rituels courts, en partie empruntés à l’, font tenir l’équipe. Un point quotidien d’un quart d’heure devant un tableau SQCDP, et, de l’Agile, la rétrospective : régulièrement, l’équipe regarde comment elle travaille, pas seulement ce qu’elle a produit. Un chantier d’amélioration de quelques jours, à l’objectif fixé d’avance, ressemble d’ailleurs beaucoup à un .
Ces cinq étapes correspondent à trois des offres d’uon : pertes d’atelier et TRS pour trouver et traiter le goulot, mesure et capabilité pour le défaut qui résiste, management Lean pour les rituels qui font tenir le gain.
Ce que je déconseille
Acheter une méthode comme un paquet. Un Master dans un atelier qui n’a pas encore mesuré où partent ses heures, des formées avant le premier chantier, un tableau numérique installé avant que le flux soit stable : chaque fois, l’outil arrive avant la question, et il ne sert à rien.
Comment mettre en place le Lean management
On ne commence pas par former tout le monde, ni par acheter un logiciel. On commence par voir.
- Aller sur le terrain et mesurer où partent les heures. Le du , l’, le . C’est l’objet de l’audit de l’atelier.
- Choisir un seul chantier, sur le goulot, et le conduire avec ceux qui font le travail. Ce sont eux qui trouvent la solution, et eux qui la feront tenir.
- Formaliser le problème sur une page, avec un rapport A3 : situation, cause, actions, résultat attendu.
- Installer un rituel court qui fait remonter les problèmes chaque jour, comme le point .
- Mesurer le résultat, l’afficher, puis passer au goulot suivant. Un chantier sans résultat chiffré et affiché ne mobilise personne pour le suivant.
Le n’est pas une couche de réunions posée sur l’atelier. C’est la façon dont l’encadrement aide les équipes à résoudre leurs problèmes, chaque jour, au plus près du terrain.
Sources
- Toyota Production System: Beyond Large-Scale Production, Taiichi Ohno, Productivity Press, 1988 (édition japonaise 1978).
- The Machine That Changed the World, James P. Womack, Daniel T. Jones et Daniel Roos, 1990.
- Lean Thinking, James P. Womack et Daniel T. Jones, 1996.
- Six Sigma: The Breakthrough Management Strategy Revolutionizing the World’s Top Corporations, Mikel Harry et Richard Schroeder, Currency Doubleday, 2000.
- Lean Six Sigma: Combining Six Sigma Quality with Lean Production Speed, Michael L. George, McGraw-Hill, 2002.
- Introduction to TPM: Total Productive Maintenance, Seiichi Nakajima, Productivity Press, 1988.
- The Goal: A Process of Ongoing Improvement, Eliyahu M. Goldratt et Jeff Cox, North River Press, 1984.
- The Race, Eliyahu M. Goldratt et Robert E. Fox, North River Press, 1986.
- What Is This Thing Called Theory of Constraints and How Should It Be Implemented?, Eliyahu M. Goldratt, North River Press, 1990.
- Manifeste pour le développement Agile de logiciels, dix-sept signataires, Snowbird (Utah), 11 au 13 février 2001, et sa page d’histoire.
- The Scrum Guide, Ken Schwaber et Jeff Sutherland, version de novembre 2020 (première version 2010).
- The New New Product Development Game, Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka, Harvard Business Review, 1986.
- Kanban: Successful Evolutionary Change for Your Technology Business, David J. Anderson, Blue Hole Press, 2010.
- The Lean Startup, Eric Ries, Crown Business, 2011.
- Kaizen: The Key to Japan’s Competitive Success, Masaaki Imai, 1986.
- 21st Century Manufacturing Enterprise Strategy, Iacocca Institute, Lehigh University, 1991.
- A Proof for the Queuing Formula: L = λW, John D. C. Little, Operations Research, 1961.